TIRER LA SONNETTE D'ALARME  EN FAVEUR DE L'EDUCATION INCLUSIVE, 3ième Edition

 

 

Depuis 2016, une action mondiale de plaidoyer en faveur du droit à l’éducation pour tous, a été lancée par la Fondation Liliane des Pays Bas et ses Organisations partenaires à travers le monde.

L’Organisation Dupont pour le Développement Social (ODDS), partenaire stratégique de la Fondation Liliane Pays Bas au Burkina Faso et l’ensemble du réseau de ses organisations partenaires locales, s’associent à cette action Mondiale dénommée « Tirer la sonnette d’alarme pour l’éducation inclusive». Elles organisent chacune dans sa région une cérémonie « Tirer la sonnette d’alarme ».

L’action « Tirer la sonnette d’alarme » consiste à faire faire du bruit pendant une minute dans une école par les élèves et l’assistance pour alerter les autorités en charge de l’éducation et l’opinion publique sur la nécessiter de rendre l’école accessible à tous, notamment aux enfants en situation de handicap qui elles aussi ont droit à l’éducation.

Cette campagne mondiale de sensibilisation et de plaidoyer en vue de l’éducation pour tous, vise à terme à ce que tous les élèves de toutes les écoles fassent du bruit le 21 mars de chaque année en faveur de l’éducation inclusive.

Cette année, l’Ecole Centre Pierre SANOU de Bobo-Dioulasso a servi de cadre à la cérémonie « Tirer la sonnette d’alarme » organisée par l’ODDS le 21 mars 2018.

La cérémonie a été placée sous le Haut Patronage du Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins, Monsieur Antoine ATTIOU et le Parrainage du Maire de la commune de Bobo-Dioulasso, représenté par son 4ème Adjoint, Monsieur Alain SANOU.

Le premier intervenant fut le représentant des élèves, qui après avoir exprimé sa tristesse à cause du faible nombre d’enfants en situation de handicap inscrit à l’école alors qu’ils sont nombreux dans les quartiers, a formulé le vœu d’une part,

-          que les autorités posent des actions concrètes afin qu’à la prochaine rentrée des classes il y ait d’avantages d’enfants en situation de handicap inscrits à l’école surtout dans la région des Hauts-Bassins.

-          d’autre part que les élèves accueillent leurs camarades en situation de handicap.

Pour sœur Joséphine BOTONI qui a pris la parole au nom de la Présidente du Conseil d4Administration de l’ODD pour souhaiter la bienvenue aux distingués invités : « Tous les hommes naissent égaux en droit. Nous pensons que sur cette terre, personne ne doit être exclu du bonheur que partagent les autres. L’Education est une base de développement pour nos sociétés et c’est très important que dans une nation, tous les enfants aient droit à l’école. Nous interpellons tout le monde à rendre les conditions favorables pour que ces enfants puissent aussi aller à l’école ». L’accès à l’école pour les enfants en situation de handicap est un Droit ».

Madame Suzanne SIDIBE, Directrice Régionale de l’Education Préscolaire Primaire et non Formelle des Hauts –Bassins, affirme dans son propos que la situation des élèves en situation de handicap a déjà été prise en compte dans les écoles privées et publiques. Cette année une école inclusive a été ouverte à l’école Colsama et au Bloc Koko. La formation des enseignants pour ces classes seraient en cours en prévision de l’ouverture d’autres écoles inclusives.

Pour Monsieur Antoine ATTIOU, Gouverneur de la région des Hauts-Bassins, « cette lutte pour l’éducation inclusive interpelle toute la communauté et les pouvoirs publics (municipalités, bureaux de parents d’élèves, associations d’élèves, autorités administratives nationales-régionales, les organisations de la société civile, les associations et ONG..). Aussi, des actions concrètes et immédiates doivent être engagées au niveau national et régional pour faciliter et accélérer l’accès des enfants handicapés à l’école car ils en ont le droit comme leurs camarades non handicapés. Cela peut commencer par l’aménagement de l’accessibilité physique des écoles, la sensibilisation des parents pour l’inscription des enfants handicapés, la sensibilisation des élèves pour l’acceptation des enfants handicapés, la formation générale des enseignants sur l’éducation inclusive… Nous allons donc porter ce cri de cœur spécifiquement dans notre Région les Hauts Bassins qui est l’une des régions ou le nombre des enfants handicapés est très élevé avec seulement 38% qui vont à l’école. Beaucoup d’enfants en situation de handicap sont toujours dans les domiciles parce que les parents ont honte de les inscrire à l’école alors que ces enfants veulent se réaliser dans la vie. Cette sonnette d’alarme tirée invite toute la communauté entière, les pouvoirs publics à accompagner l’inscription des enfants en situation de handicap à l’école afin que ces enfants puissent contribuer à construire le Burkina Faso. »

A la fin de son propos, Monsieur le Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins a donné le top départ de la minute de bruit que l’ensemble de l’assistance arépercuté avec lui en faveur de l’éducation inclusive.

Cette année le slogan de la campagne mondiale est : « TOUS LES ENFANTS SONT LES BIENVENUS A L’ECOLE Y COMPRIS LES ENFANTS HANDICAPES ».

A partir de la date du 21 mars 2018, un manifeste est mis en ligne. Tout le monde est invité à signer ce manifeste contenant 11 déclarations en faveur de l’éducation inclusive en allant sur le lien www.welcometoschool.org . Une fois que vous avez signé vous pouvez envoyer le lien à tous vos contacts afin de les sensibiliser à signer eux aussi le manifeste.

Chaque personne est invitée à faire du bruit pendant une minute en faveur de l’éducation inclusive en se filmant avec son téléphone portable. Ensuite publier la minute de bruit sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, instagram, whatsapp, snapshat etc...) avec le hashtag #welcometoschool, www.welcometoschool.org . Toujours dans le but de sensibiliser et d’inviter un maximum de personnes à signer le manifeste.

Ce manifeste est une pétition qui sera déposée aux Nations Unies en 2018 ou 2019 avec toutes les signatures.

La cérémonie a connu également la prestation de la troupe des élèves de l’Institut des Jeunes Sourds du Faso (IJSF) et celle de l’Ecole de l’ABPAM Espérance de Bobo-Dioulasso.